Les courriers des conteurs du festival 2006

Dramane

Bonjour 
C'est avec plaisir et le cœur plein d'émotion que j’ai quitté ce festival et d'ailleurs je l’ai trouvé court. C'est moi qui doit vous remercier auprès de tous et je tiens à vous dire que c'était vraiment un bon moment pour moi. J'ai trouvé tous les gens sympas, coopératifs.
Mon bonjour à tous les festivaliers.

Jihad

J'en profite pour te dire tout le bonheur que j'ai eu à partager ces moments avec vous tous. Je suis parti le cœur serein et nourri de toutes ces belles rencontres. Cela fait du bien de croiser le chemin de vrais êtres humains. Merci à vous pour ce que vous êtes.
Je vous embrasse. Amitié.

Jérôme

Merci beaucoup pour votre accueil et le repas de mardi soir. C'était excellent et très sympa...Vous êtes une joyeuse équipe..."Bienheureux les fous parce qu'ils sont fêlés, ils laissent passer la lumière!"...ça fait plaisir de voir une telle mobilisation, une telle énergie et un tel plaisir à organiser un festival...ça c'est de l'action et de la démocratisation culturelle...du lien et du brassage culturel...Chapeau! Merci de nous donner vie!
Je vous embrasse...et à bientôt j'espère...et MERCIIIIII!!!!!!!!!!!

Koldo

Juste un petit mot pour vous remercier encore de la belle rencontre que vous nous avez concoctée au Pellerin. Bravo et merci à toute l'équipe organisatrice, aux cuisinières, aux hébergeurs, aux "banquiers", et aussi... à la bâche ! La mayonnaise est belle, excellente et semble se conserver parfaitement ! Tant mieux, et que ça dure ! 
Milesker, merci pour tout. A bientôt, Amitiés, Agur à tous ! 

Magda et Serge 

Pour nous, ces trois jours étaient magnifiques! Merci à tous les amis qui font ensemble ce festival.

Manou

J’ai été très heureuse d'atterrir chez vous dans votre maison et  chez vous dans votre festival au milieu de toute cette équipe pleine  d'ardeur. Votre accueil collectif est bien, plein plein de chaleur et de gentillesse. Il y a de la musique déjà dans ce climat souriant.
Alors continuez bien.
Des bises

Et...d'une spectatrice

Maryvonne Ménart

Je suis devenue pèlerin voyageur cette semaine.
Au Pellerin, de portes en portes, je glane des paroles de partout : festival de contes. Quel voyage !  D'abord, au foyer du chêne vert, des non voyants et handicapés, je rencontre là " l'enfant noir"  un conteur du Tchad, son djembé de paroles, paroles rythmées  nous déroule la terre africaine sous nos pieds. MAMA ! JE NE SUIS PAS PRETE D’OUBLIER ! C'est bon de l'écouter.
Un handicapé m'attrape la main :
   - T'es  qui  toi ? me dit -il 
- Amayé                                        
- T'es jolie,  me dit -il !  

…Ce vendredi au Pé de Buzay je deviens l’oreille  de cette épopée  violente comme un cauchemar qui prend aux tripes jusqu’aux larmes qui ne nous lâche plus en passant par des soubresauts des hauts le cœur des cris silencieux des étouffements de quoi embrasser la terre et lui demander réparation jusqu’à cette lente lente si lente émergence de la vie malgré tout de l’amour malgré tout qui vibre et ne s’éteint pas même quand toutes les lumières se sont éteintes. Cette épopée m’a été contée par Marc Buléon Le Passeur  et Sharon Evans chanteuse de blues un coup de cœur total deux présences vivantes vibrantes qui restent là dans le corps………………………..c’est sacré et c’est sacrément fort… 

Ce samedi sur le quai  du commandant l'Herminier devant la Loire là où on  regarde partir  partir partir les passagers d'une rive à l'autre.

Tous les conteurs se sont donnés rendez vous. Ce n'était que diableries de sagesse de saveurs de surprises incessantes. Une jonglerie de vivance de jouvence.

J'étais l'oreille  joyeuse. Les visages des enfants ont traversé les tapis à tous les étages à travers fibres et trames  on s'arrosait les yeux le cœur de tant de beauté  les affiches tableaux vivants  tableaux de nous tous assemblés sur le quai devant la Loire le thé à la menthe était servi sur la place aux contes quelle bonté ce jour-là  tous les petits livres d'or comme autant de trésors frémissaient   de plaisir ....................

Le samedi ne faisait que commencer le conte me déroule son  tapis des mille et  une nuits devant lui  Le Conteur   j'arrive à la Béhinière un lieu-dit calme et serein une maison de Pierre   le piano  est là près de la cheminée Il allume une bougie Jihad  Darwiche  nous donne  une flamme qui ne s'éteindra jamais la bougie se consume  mais ses paroles nous brûlent  d'amour de  bonté de pureté  le Liban  en guerre servi là  dans les simples gestes de deux femmes sa mère et sa deuxième mère   asrwouda ? Palestinienne des conteuses paroleuses paroles heureuses capables de traverser tous les barrages de la guerre et beaucoup d'autres l'amour d'une mère des mères  c'est si puissant ça berce ça enfante ça met au monde ça régénère ça remembre  passe là ou rien d'autre d'autre ne peut passer ça nourrit ça nourrit l'humanité entière le pain  rond sur la table saveur inimitable nous sommes rassasiés nourris nous repartons meilleur le prophète Kahil Gibran  le conteur Jihad qui assasine tous nos appétits d'ogresse dans un souffle de sagesse  l'amour s'est insinué partout  discrètement  le ruisseau chante encore  donne son plein chant  le chant de l'âme je pars en chantant une hymne d'amour au Liban et à  l'univers  entier   il y a toutes ses plantes qui poussent qui poussent  et qu'on arrêtera jamais de pousser il y a  ce jasmin  tenace  et son parfum son parfum  la saveur du loukoum.........le visage bouleversé  des jeunes le cœur ouvert  ouvert  oui  ................

Le mardi pour " éclore" le festival un comédien  Jérôme Aubineau fait sauter le bouchon de champagne dès le premier virage et toutes les bulles pétillent  dans un sens dans l'autre c'est insensé même l'horrible prend des allures de dentelle Jérôme fait de la dentelle sur un terrain miné et explosif il emporte tout madame Zirou  monsieur propre font le ménage du marais poitevin et de nos crasses c'est mieux qu'un coup de calgon ça dérape  ça repart c'est un flux et reflux incessant  on enfourche sa moto on se prend des jambes de 20 ans on s'installe dans le tracteur pour calmer quelques angoisses  les endormis ne peuvent plus ronfler les insomniaques sont réveillés pour de bon l'état de veille s'est évanoui   seul le peuple des enfants au coude à coude suivent les crêtes les apnées les retombées sans avoir aucunement besoin de reprendre leur  souffle il emporte l'adhésion de tous de toutes troupeau bêlant haletant marmonnant je ne sais quelle prière  je veux dormir... je ne serai pas la grand-mère de Sylvain non je ne serai jamais la grand-mère de sylvain  quand à la ratatouille on va peut-être attendre le prochaine cuvée la vendange tardive  tient dans sa hotte un millésime d'exception ça mijote déjà dans les chaumières.

Ne vous essayez pas au jeu de la comparaison impossible comparaison tous toutes de ce cru millésimé 2006 inoubliable de quoi calmer nos insomnies passagères et bercer  nos enfants  rêver rêver  rêver à la suite de la suite bien sûr ......

Salut Marc et toute l'équipe besogneuse aimante du ciel et de la terre  et félicitations 
BRAVO Amayé 


Les courriers des conteurs du festival 2005

 

Gilles Bizouerne

Imaginez un festival où les gens porteraient un sourire sur leur visage, comme une bande de copains accueillants.  A peine arrivé, déjà adopté.
Imaginez un atelier, un jardin, une cour avec un arbre, on mangerait ensemble et l’on vous demanderait :”Ca va?” Et cette simple question prendrait tout son sens. 
Déjà adopté et toujours attentionné.
Imaginez des bébés, des vieux, des collégiens, des autistes, les autres... qui pourraient avoir des tas de spectacles gratuits et souvent intimistes. 
Toujours attentionné et sensible à rassembler.
Imaginez qu’un fil tendu, plus fin que de la soie, plus fort que de l’acier circule librement non pas entre artistes, public, organisateur mais simplement entre humains, terriblement vivants.
Sensible à rassembler et à célébrer des moments de vie.
Imaginez ce partage, imaginez ma foi en l’humanité, imaginez comme je serais heureux d’avoir eu la chance d’être là, à ce moment là, pour vivre cette histoire là, avec ces gens là...
Imaginez comme je vous embrasse,

Véronique Girard

J'ai vraiment passé de bons moments, chaleureux, le plus agréable festival que j'ai fait jusqu'à maintenant ! J'ai eu beaucoup de plaisir à conter, (la veillée s'est vraiment très bien passée), à vivre ces quelques jours chez Magali et Michel (qui ont été adorables) et à rencontrer toutes ces personnes qui oeuvrent pour le festival... Une grande famille ! Et puis, bien sûr le plaisir des rencontres avec d'autres conteurs, des retrouvailles... Merci pour tout ça ! Et pour les attentions délicates...
J'espère que le festival se terminera en beauté

Claire Garrigue

Encore mille mercis à tous les décollés du sud-loire, en particulier aux merveilleux et merveilleuses manieurs et manieuses de pelles à grains de toutes contenances: passe la pelle à ton voisin, à force de s'appeler au Pellerin pour pelleter à pleines pelles des paroles de partout on tombera les pelures!!
Des baisers, à la pelle!!

Jihad Darwiche

Nous avons partagé plein de bons moments de bonheur pendant trois jours

L’Enfant Noir

Vous avez le bonjour du mendiant de la parole qui est pressé de vous revoir encore et toujours.

Luigi Rignanese

Merci pour les moments partagés, j'en garde des souvenirs précieux et quelques blagues.

Bernard Grondin

J'ai grandement apprécié d'être avec vous tous.
Votre festival m'inspire étonnamment. […] Chez vous, c'est la concordance de plusieurs éléments humains qui vient faire amplement pencher la balance. Je peux même ajouter que quand je repense à votre festival et aux gens qui le font vivre, mon corps tressaille.
Soit assuré à mon appui inconditionnel pour la continuité de votre fête.

 

Les courriers des conteurs