Les courriers des conteurs du festival 2006DramaneBonjour JihadJ'en profite pour te dire tout le bonheur que j'ai eu à partager ces moments avec vous tous. Je suis parti le cœur serein et nourri de toutes ces belles rencontres. Cela fait du bien de croiser le chemin de vrais êtres humains. Merci à vous pour ce que vous êtes. JérômeMerci beaucoup pour votre accueil et le repas de mardi soir. C'était excellent et très sympa...Vous êtes une joyeuse équipe..."Bienheureux les fous parce qu'ils sont fêlés, ils laissent passer la lumière!"...ça fait plaisir de voir une telle mobilisation, une telle énergie et un tel plaisir à organiser un festival...ça c'est de l'action et de la démocratisation culturelle...du lien et du brassage culturel...Chapeau! Merci de nous donner vie! KoldoJuste un petit mot pour vous remercier encore de la belle rencontre que vous nous avez concoctée au Pellerin. Bravo et merci à toute l'équipe organisatrice, aux cuisinières, aux hébergeurs, aux "banquiers", et aussi... à la bâche ! La mayonnaise est belle, excellente et semble se conserver parfaitement ! Tant mieux, et que ça dure ! Magda et SergePour nous, ces trois jours étaient magnifiques! Merci à tous les amis qui font ensemble ce festival. ManouJ’ai été très heureuse d'atterrir chez vous dans votre maison et chez vous dans votre festival au milieu de toute cette équipe pleine d'ardeur. Votre accueil collectif est bien, plein plein de chaleur et de gentillesse. Il y a de la musique déjà dans ce climat souriant. Et...d'une spectatriceMaryvonne MénartJe suis devenue pèlerin voyageur cette semaine. …Ce vendredi au Pé de Buzay je deviens l’oreille de cette épopée violente comme un cauchemar qui prend aux tripes jusqu’aux larmes qui ne nous lâche plus en passant par des soubresauts des hauts le cœur des cris silencieux des étouffements de quoi embrasser la terre et lui demander réparation jusqu’à cette lente lente si lente émergence de la vie malgré tout de l’amour malgré tout qui vibre et ne s’éteint pas même quand toutes les lumières se sont éteintes. Cette épopée m’a été contée par Marc Buléon Le Passeur et Sharon Evans chanteuse de blues un coup de cœur total deux présences vivantes vibrantes qui restent là dans le corps………………………..c’est sacré et c’est sacrément fort… Ce samedi sur le quai du commandant l'Herminier devant la Loire là où on regarde partir partir partir les passagers d'une rive à l'autre. Tous les conteurs se sont donnés rendez vous. Ce n'était que diableries de sagesse de saveurs de surprises incessantes. Une jonglerie de vivance de jouvence. J'étais l'oreille joyeuse. Les visages des enfants ont traversé les tapis à tous les étages à travers fibres et trames on s'arrosait les yeux le cœur de tant de beauté les affiches tableaux vivants tableaux de nous tous assemblés sur le quai devant la Loire le thé à la menthe était servi sur la place aux contes quelle bonté ce jour-là tous les petits livres d'or comme autant de trésors frémissaient de plaisir .................... Le samedi ne faisait que commencer le conte me déroule son tapis des mille et une nuits devant lui Le Conteur j'arrive à la Béhinière un lieu-dit calme et serein une maison de Pierre le piano est là près de la cheminée Il allume une bougie Jihad Darwiche nous donne une flamme qui ne s'éteindra jamais la bougie se consume mais ses paroles nous brûlent d'amour de bonté de pureté le Liban en guerre servi là dans les simples gestes de deux femmes sa mère et sa deuxième mère asrwouda ? Palestinienne des conteuses paroleuses paroles heureuses capables de traverser tous les barrages de la guerre et beaucoup d'autres l'amour d'une mère des mères c'est si puissant ça berce ça enfante ça met au monde ça régénère ça remembre passe là ou rien d'autre d'autre ne peut passer ça nourrit ça nourrit l'humanité entière le pain rond sur la table saveur inimitable nous sommes rassasiés nourris nous repartons meilleur le prophète Kahil Gibran le conteur Jihad qui assasine tous nos appétits d'ogresse dans un souffle de sagesse l'amour s'est insinué partout discrètement le ruisseau chante encore donne son plein chant le chant de l'âme je pars en chantant une hymne d'amour au Liban et à l'univers entier il y a toutes ses plantes qui poussent qui poussent et qu'on arrêtera jamais de pousser il y a ce jasmin tenace et son parfum son parfum la saveur du loukoum.........le visage bouleversé des jeunes le cœur ouvert ouvert oui ................ Le mardi pour " éclore" le festival un comédien Jérôme Aubineau fait sauter le bouchon de champagne dès le premier virage et toutes les bulles pétillent dans un sens dans l'autre c'est insensé même l'horrible prend des allures de dentelle Jérôme fait de la dentelle sur un terrain miné et explosif il emporte tout madame Zirou monsieur propre font le ménage du marais poitevin et de nos crasses c'est mieux qu'un coup de calgon ça dérape ça repart c'est un flux et reflux incessant on enfourche sa moto on se prend des jambes de 20 ans on s'installe dans le tracteur pour calmer quelques angoisses les endormis ne peuvent plus ronfler les insomniaques sont réveillés pour de bon l'état de veille s'est évanoui seul le peuple des enfants au coude à coude suivent les crêtes les apnées les retombées sans avoir aucunement besoin de reprendre leur souffle il emporte l'adhésion de tous de toutes troupeau bêlant haletant marmonnant je ne sais quelle prière je veux dormir... je ne serai pas la grand-mère de Sylvain non je ne serai jamais la grand-mère de sylvain quand à la ratatouille on va peut-être attendre le prochaine cuvée la vendange tardive tient dans sa hotte un millésime d'exception ça mijote déjà dans les chaumières. Ne vous essayez pas au jeu de la comparaison impossible comparaison tous toutes de ce cru millésimé 2006 inoubliable de quoi calmer nos insomnies passagères et bercer nos enfants rêver rêver rêver à la suite de la suite bien sûr ...... Salut Marc et toute l'équipe besogneuse aimante du ciel et de la terre et félicitations
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